lundi 10 février 2014

Le texte original, quand la liberté de la presse existait...

Suite à des pressions  de la Ligue des Droits de l'Homme, et son responsable local, nous avions  supprimé le travail de l'Atelier d'écriture de Cocause du 02 févier 2014. Pour nos lecteurs nous publions l'original, qui n'avait pas envoyé Victor Hugo en prison. Autres temps , autres mœurs... On peut dire que les libertés d’opinion et d'expression  n'ont pas avancées dans notre beau pays. Eva

(Pour info : la LDH est suspendue du Collectif  Diois de Lutte Contre les Idées D'Extrême Droite : LUCIDE)

Victor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits)

Victor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits). Réédité chez Actes Sud (2007) par Jean-Marc Hovasse. Aucun rapprochement possible avec la France d’aujourd’hui, avec Nicolas Sarkozy, ni.... , Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn, Fadela Amara, Claude Allègre, Eric Besson, Jacques Attali, Vincent Bolloré, Olivier Dassault, Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Balkany, les médias…
Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.
Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.
M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.
Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.
Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.
On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.
Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.
Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.
Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.
Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.
M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.
En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…
Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….
Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là .
… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.
Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."
Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.
Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là  ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là  ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là  ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !
Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! [...]
il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…
L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.
L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?
L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.
Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.
Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.
C’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’oeil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.
Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.
Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
- Qu’est-ce que c’est que cet homme ?
- C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.
- Ah ! tout le monde le respecte alors ?
- Non, tout le monde le méprise.
- O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !
Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.
Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

Line Arez Demora

Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
 Avec cette pleine puissance,
 en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être. 
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène :
 il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ;
c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère,
 est un carriériste avantageux.
 Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,
 l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.


Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
 et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,

il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

 On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médiocre échappé ".


Victor HUGO, Napoléon, le petit
Réédité chez Actes Sud

dimanche 9 février 2014

Créer une association dioise pour la liberté d'expression...



La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression.
Ainsi, l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »
La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse votée sous la IIIe République définit les libertés et responsabilités de la presse française, imposant un cadre légal à toute publication, ainsi qu'à l'affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique.
Elle est souvent considérée comme le texte juridique fondateur de la liberté de la presse et de la liberté d'expression en France, inspirée par l'article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Selon l'avocat Basile Ader, spécialiste du droit de la presse, c'est parce qu’elle est de nature pénale que la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 est protectrice de la liberté de la presse. Elle offre en effet les garanties de la procédure pénale : prévisibilité et interprétation stricte de l’infraction de presse, oralité des débats, audition des témoins, primauté des droits de la défense, qui permet à celle-ci de faire valoir sa bonne foi. La bonne foi se démontre par : un but légitime; la sincérité des propos; la prudence et l'objectivité.
Depuis le 07 septembre 2011 en France, la liberté de la presse est reconnue et étendue aux "blogueurs" par la jurisprudence suite au procès Antoine Bardet, alias "Fansolo". Après sa défaite en première instance contre Serge Grouard, maire UMP d'Orléans, confirmée en appel, la Cour de cassation vient de lui donner raison au regard de la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse. Cette décision est une reconnaissance à l'ensemble des blogueurs la protection de ladite loi généralement réservée aux seuls médias traditionnels.
Le secret des sources en droit français
La loi du 4 janvier 1993, dite loi Vauzelle, a introduit un alinéa 2 à l'article 109 du Code de procédure pénale, qui dispose que « tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine ».
La jurisprudence européenne consacre la protection des sources
La Cour européenne de justice a une jurisprudence constante qui consacre la protection effective des sources d’information des journalistes. Elle est allée plus loin (et plus vite) que la France. Voici quelques arrêts célèbres de la cour de Strasbourg. La protection des sources d'information des journalistes, appelée aussi « secret professionnel », est, avec la vérification des faits, la base de la déontologie du journalisme et de la liberté de la presse. Elle garantit la non-divulgation de l'identité des personnes qui acceptent de lui parler bénévolement, lorsque ces personnes l'exigent.
Droit et devoir à la fois, la déontologie donne aux journalistes professionnels le devoir de prendre toutes les précautions pour protéger leurs sources, puis de faire face aux éventuelles tracasseries qui peuvent en découler. Contrepartie de ce devoir, le droit de ne mentionner dans l'article aucun détail qui entraînerait un risque d'identification de la source. Les médias ont l'habitude d'accorder ce droit à l'anonymat en priorité aux sources courant un risque.
Garanti en Europe par l'Article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, il a fait l'objet d'une jurisprudence des plus protectrices de la Cour européenne des droits de l'homme, qui le définit comme une « condition essentielle au libre exercice du journalisme et au respect du droit du public d’être informé des questions d’intérêt général »
Arrêt Goodwin du 27 mars 1996 : Injonction à l'encontre d'un journaliste le contraignant à dévoiler ses sources d'information.
" (...) La protection des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse, comme cela ressort des lois et codes déontologiques en vigueur dans nombre d'Etats contractants et comme l'affirment en outre plusieurs instruments internationaux sur les libertés journalistiques (...). L'absence d'une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d'aider la presse à informer le public sur des questions d'intérêt général. En conséquence, la presse pourrait être moins à même de jouer son rôle indispensable de "chien de garde" et son aptitude à fournir des informations précises et fiables pourrait s'en trouver amoindrie. Eu égard à l'importance que revêt la protection des sources journalistiques pour la liberté de la presse dans une société démocratique et à l'effet négatif sur l'exercice de cette liberté que risque de produire une ordonnance de divulgation, pareille mesure ne saurait se concilier avec l'article 10 de la Convention que si elle se justifie par un impératif prépondérant d'intérêt public. (...) "
Droit Européen
« Une série de violations du secret des sources journalistiques avait, au cours de la décennie écoulée, rendu cette loi indispensable. Par des interrogatoires, des perquisitions, des saisies, et même des privations de liberté, des auxiliaires de Justice ont, à plusieurs reprises, tenté de dévoiler de force les sources d'information confidentielles auxquelles des journalistes avaient recours.
Et pourtant, le droit des journalistes à entretenir une relation confidentielle avec des informateurs constitue un élément essentiel de la liberté de la Presse, en général, et donc également de la démocratie. C'est dès lors sans surprise que la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg avait condamné la Belgique, à l'été 2003, pour violation de la liberté de la Presse (affaire Ernst et consorts contre la Belgique, arrêt du 15 juillet 2003).
La satisfaction de l'AGJPB résulte du fait que la loi peut être considérée comme un texte assurant une des meilleurs protections des sources au monde.
Non seulement les journalistes se voient reconnaître explicitement le droit de se taire, lorsqu'ils sont convoqués à titre de témoins, mais ils sont aussi explicitement protégés contre les perquisitions, les saisies, les repérages téléphoniques, et autres moyens d'investigation.
Il est désormais beaucoup plus difficile à la Justice de contourner la loi par des poursuites lancées contre les journalistes eux-mêmes: des poursuites pour recel de documents ou complicité de violation du secret professionnel par un tiers sont explicitement interdites.
La Justice ne peut désormais plus forcer le secret des sources que pour prévenir la commission d'infractions constituant une menace grave pour l'intégrité physique d'une ou de plusieurs personnes et ceci seulement si le renseignement recherché est d'un intérêt crucial pour la prévention de ces infractions et ne peut par ailleurs être obtenu d'aucune autre manière.
Non seulement les journalistes professionnels bénéficient de cette protection, mais également tous les collaborateurs qui les assistent dans leur tâche. »
« Art. 2 »
Bénéficient de la protection des sources, telle que définie à l'article 3, les personnes suivantes :
1 - Les journalistes, soit toute personne qui, dans le cadre d'un travail indépendant ou salarié, ainsi que toute personne morale, contribue régulièrement et directement à la collecte, la rédaction, la production ou la diffusion d'informations, par le biais d'un média, au profit du public ;
2 - Les collaborateurs de la rédaction, soit toute personne qui, par l'exercice de sa fonction, est amenée à prendre connaissance d'informations permettant d'identifier une source et ce à travers la collecte, le traitement éditorial, la production ou la diffusion de ces mêmes informations.

Article retiré à la demande d'un parti politique
Exercice littéraire des ateliers d’écriture du Diois (30 participants) organisés à Die par Les Indignés du Diois (LUCIDE) : chateauravel@gmail.com
(LUtteContrelesIdéesD’ExtrémeDroite)
Diois Libertaire.
Les 99%.
Les écologistes diois « non encartés ».
Les Communistes Libertaires.
Droits Paysans.
Land and Freedom.
Association de préservation des terres agricoles du Diois.
Die et Z'Elles (Osons le féminisme).
 

mardi 24 décembre 2013

Bonnes fêtes de fin d' année

La LDH vous présente ses meilleurs voeux pour 2014
 EDITO : 2013, autant de montagnes, autant de souris...
 
Nous approchons jour après jour de ce moment où la tradition nous amène à dresser une sorte de bilan du passé tout en se souhaitant le meilleur pour l’avenir. Concernant le passage de l’année 2013 à 2014, ce vœu procède à la fois de l’urgence et de la nécessité.
Pierre TartakowskyPrésident de la LDH
 
 ACTUALITéS
 
Les événements de Bretagne : vraies crises et vraies manipulations
Par Michel Savy, Bureau national de la LDH, et Jean-Louis Galzin, groupe de travail « Développement durable »
Les événements de Bretagne sont un cas d'école quant aux mutations nécessaires. Mais ces événements ont aussi été des moments propices, en agitant un tant soit peu les racines et les drapeaux locaux, à des manipulations et récupérations indignes. Ils sont, enfin, les révélateurs des dangers, auprès d’une opinion en quête de sens autant que de pouvoir d’achat, de mesures mal préparées, mal expliquées, considérées au mieux comme accessoires, au pire comme des contraintes d'une politique sans vision.
Pisa : une enquête qui fait vaciller l'école ?
Par Françoise Dumont, vice-présidente de la LDH
Tous les trois ans, le rapport Pisa donne une photographie de l’état des compétences des élèves de 15 ans dans les pays développés et un nombre croissant de pays associés. Ce qui caractérise aujourd’hui le système éducatif français, c’est sa grande capacité à fabriquer des élites performantes et à laisser au bord du chemin un nombre croissant d’élèves de plus en plus faibles.
Le licenciement d’un salarié en raison de sa séropositivité est contraire au droit européen
Par Michel Miné, membre du Bureau national de la LDH
Une affaire, riche d’enseignements, qui attire l’attention sur l’aggravation des discriminations à l’encontre des personnes vulnérables en période de crise, et rappelle qu’une injonction de discriminer ne peut justifier une discrimination. Un arrêt de la CEDH qui souligne les ressources du droit européen du Conseil de l’Europe.
Loi de programmation militaire : lettre ouverte aux parlementaires
Lettre de la FIDH, de la LDH, de la Quadrature du Net et de RSF
Vendredi 13 décembre, une lettre ouverte a été adressée aux parlementaires pour leur demander de saisir le Conseil constitutionnel. Plus particulièrement, la présente requête porte sur la constitutionnalité de son article 20, anciennement article 13, visant à définir les modalités des interceptions légales des télécommunications exercées par les ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, et du Budget.
Après le 18 décembre, Français et étrangers, agir ensemble pour le respect et l’égalité des droits !
Par Jean-Michel Delarbre, membre du Comité central de la LDH
Alors que la Convention internationale pour la protection des droits des migrants et de leur famille n’est toujours pas ratifiée par les pays développés, qui accueillent aujourd’hui un grand nombre de migrants, dans ces pays, leur accès aux droits tend à se dégrader : conséquence d’un aveuglement face à la réalité des migrations aujourd’hui, de leur nature et de leurs dynamiques propres.
Asile : un droit à reconquérir ? Le point à mi-décembre
Par Anick Lestage, représentante de la LDH à la CFDA
Les associations engagées dans la défense du droit d’asile s’interrogent sur l’effet de leur rôle dans la participation à la concertation engagée par le gouvernement sur l'évolution du droit d'asile. Rappelons qu’à ce stade il ne s'agit pas ici du projet de loi mais du rapport remis au ministre de l’Intérieur.
Outre-mers : une lettre d'information de la LDH
Pour favoriser la réflexion et l'action, la Ligue des droits de l’Homme, avec ses sections des départements et collectivités d’outre-mer et le groupe de travail du même nom vous propose une nouvelle lettre trimestrielle. Il s'agit une fois de plus d'assumer le général et le particulier car la LDH promeut l'universalité des droits, et agit pour tous les droits pour tous et partout.
 

Chronique des jurisprudences, NOV/DEC 2013

Par Patrick Canin, secrétaire général adjoint de la LDH
 International
 
Dénégation tacite des droits de l’homme aux Nations unies, intimidations militaires en Mer de Chine : jusqu’où peut-on aller trop loin ?
Bulletin « Les droits de l'Homme en Chine » - n° 81 - novembre 2013
Trois faits de nature apparemment différente mais qui recouvrent une même réalité : la Chine affirme sa puissance et cherche à pousser les murs ; et qui posent à l’extérieur une même question pressante : celle de la lucidité et d’une réponse efficace à la hauteur des enjeux.
Sur la liberté de création dans les pays de l’Europe centrale et orientale
Lettre « Les droits de l’Homme en Europe centrale et orientale » n° 8 - nov.-déc. 2013
Un an après le procès du groupe Pussy Riot, nous revenons, dans cette livraison, sur la liberté de création dans les pays de l’Europe centrale et orientale. Anda Rottenberg nous introduit à la dimension historique de la censure, singulièrement en Russie et en Pologne. Elle souligne que cette forme de répression n’est pas propre à cette région du continent comme en témoignent des atteintes à la liberté de création en Europe de l’Ouest à l’époque contemporaine.
Sommet ibéro-américain : un échec prévisible
Bulletin « Les droits de l'Homme en Amérique latine » n° 16 - octobre 2013
Le 23e sommet annuel ibéro-américain, réuni à Panama, s’est conclu par un constat d’échec et des interrogations renouvelées sur la raison d’être de ces sommets et des institutions créées autour du concept d’aire de coopération ibéro-américaine, alimentées par la conjoncture économique et sociale des pays fondateurs, Espagne et Portugal.
Sodastream : des publicités qui bafouent les droits des Palestiniens
Lettre ouverte de la LDH à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions
Hongrie : l’État de droit à nouveau pris pour cible
AEDH et comité hongrois
Un sommet franco-africain, pour quoi faire ?
FIDH et LDH
Algérie : lettre ouverte à l’occasion de la visite officielle du Premier ministre en Algérie
Lettre ouverte cosignée par la LDH, la FIDH, le REMDH
Sept mois après le millier de morts de l'incendie du Rana Plazza au Bangladesh
Communiqué du FCRSE, dont la LDH est membre
Maroc : un rapport de mission qui dénonce la détention arbitraire
Communique du REMDH
 
 


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jeudi 19 décembre 2013

Mélenchon... Populisme et vieux briscard-politicard...


Mélenchon… La grande illusion !
CHRONIQUE «IRONIQUES»
C’est toujours triste lorsqu’on a connu un artiste au sommet de son art de le voir péricliter. La scène, les applaudissements, les vivats du public sont une drogue dure. Rares sont les stars qui ont su raccrocher à temps. Pour ma part, j’éprouve une certaine tendresse pour ces êtres qui jusqu’au bout cherchent la chaleur des projecteurs. Dès lors, comment en vouloir à Jean-Luc Mélenchon d’avoir bidouillé son intervention au journal télévisé dimanche dernier. Alors qu’il nous avait promis «la foule des grands jours» pour sa marche en faveur d’une révolution fiscale, le chef du Front de gauche se trouvait quasiment seul, avenue des Gobelins, quelques minutes avant son direct sur TF1. Branle-bas de combat, panique à bord, il a fallu trouver à la hâte une vingtaine de militants afin que le vieux leader paraisse entouré. Pour que l’illusion soit parfaite, TF1, complice de cette mascarade, avait filmé Jean-Luc en plan serré et Claire Chazal, toujours bienveillante, déclarait : «On aperçoit derrière vous des drapeaux et des gens qui se massent.» La grande illusion.
Seulement voilà, pour réussir son coup, Méluche fut bien obligé de s’entendre avec la chaîne du capitalisme, de Bouygues et «des patrons voyous», copiner avec des journalistes, «cette sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier», et tout ça pour la bonne cause : sauver à tout prix les apparences, déguiser la vérité.
Oui, mais manque de bol, un journaliste d’Euronews habitant dans l’immeuble d’en face immortalisa la scène en la photographiant : devant la caméra, un Jean-Luc Mélenchon, seul, perdu au milieu de l’avenue des Gobelins, avec en arrière plan, tel un décor de carton-pâte, un dernier carré de supporteurs fidèles… cliché dévastateur !
On pense à Sarkozy convoquant des figurants habillés en ouvrier lors de la visite d’un chantier ou au film de Patrice Leconte Tandem lorsque Rochefort, animateur has been, continue de présenter son émission de radio alors que celle-ci n’est plus diffusée depuis des semaines. Son ingénieur du son, Gérard Jugnot, ayant préféré lui cacher la vérité. Alors, comment expliquer ce désamour si soudain du public ? Comment un homme qui, il y a deux ans, rassemblait 120 000 personnes, peine-t-il aujourd’hui à en réunir 7 000 ? Y a-t-il une malédiction des Jean-Luc ? Jean-Luc Lahaye et aujourd’hui… Mélenchon. Comme toute vedette qui ne remplit plus ses salles, Jean-Luc tente des come-back désespérés, multiplie les provocations : «Cuba n’est pas une dictature ; Pierre Moscovici ne pense pas français mais finance internationale ; le Petit Journal est la vermine du FN ; les Normands sont des alcooliques et des Français arriérés.»
A gauche comme à droite, les critiques pleuvent, ses anciens camarades parlent «de vocabulaire des années 30, de relents antisémites». Méluche n’en a cure et s’enferre dans la surenchère.
Qu’est-il arrivé au truculent Jean-Luc, cet ancien prof de lettres qui jadis nous réjouissait de sa verve picaresque et de ses mots d’esprit ? Où est passé celui qui nous avait tous fait rire en qualifiant Hollande de «capitaine de pédalo» ?
On évoque le syndrome Dieudonné, cet ancien humoriste, aujourd’hui révisionniste, abonné désormais aux jeux de mots nauséabonds.
Pour revenir dans la lumière, Jean-Luc est prêt à tout, n’hésitant pas à renier les raisons pour lesquelles son public l’a aimé. Quand le porte-parole des oubliés, des laissés-pour-compte déclare lors d’une visite au Bourget : «Ne voyager qu’en classe affaires… avoir passé l’âge d’aller se briser le dos en classe économique», on crut d’abord à une énième boutade, Jean-Luc n’avait pas les moyens de s’offrir un tel luxe : 6 000 euros pour un Paris-Pékin sur Air France, plusieurs mois de Smic… impossible ! Puis, le patrimoine de nos élus étant consultable, on s’amusa à vérifier. Avec une indemnité totale de 144 108 euros par an en tant que député européen (exonéré de CSG et de CRDS) plus les droits d’auteur de ses livres et ses biens personnels estimés à 800 000 euros, Jean-Luc peut effectivement s’offrir la classe affaires. De là, à vouer aux gémonies les salauds de riches tout en s’affalant dans le siège inclinable d’un jet au Bourget… On peut comprendre que dimanche dernier, certains militants aient préféré économiser le prix d’un ticket de métro plutôt que d’aller l’applaudir.
Malheureusement, le pire est à venir car le vieux cabot de la politique ne supporte pas la relève. Ainsi les Bretons qui lui ont volé sa révolution sont «des esclaves manifestant pour les droits de leur maître». Jean-Luc, à l’instar d’une Chantal Goya, saura-t-il trouver un second souffle, une deuxième jeunesse ?
Sur le modèle d’Age tendre et tête de bois, pourquoi ne pas envisager une tournée des idoles, une croisière en compagnie d’anciennes gloires de la politique : «Antoine Waechter, Michel Noir, Arlette Laguiller, François Léotard». Eviter à tout prix le combat de trop car, un jour, celui qui amuse encore les médias, l’imprécateur des émissions de variétés ne fera plus d’audimat… la surenchère ne suffira plus et les sunlights s’éteindront définitivement.
Stéphane GUILLON

Jean-Luc Mélenchon, repoussoir préféré du pays enchanté

D’abord, c’est Jean-Luc Mélenchon qui est accusé d’avoir truqué l’image. Son interview en duplex sur TF1, quelques minutes avant le début de la manif contre les hausses de TVA, a été filmée devant quelques manifestants formant décor dans une rue déserte.
De son balcon, un journaliste néerlandais a photographié la manip. Buzz. Scandale. Questions. Le CSA se saisit de l’affaire. Coup de théâtre le lendemain : pour illustrer le bide de ladite manif de Mélenchon (100 000 manifestants selon les organisateurs, 7 000 selon la préfecture de police), i-Télé et Canal + diffusent des images d’une foule clairsemée, images provenant d’une manif de la veille, en commémoration de la «Marche des beurs». La foule clairsemée que balance donc à Mélenchon le chroniqueur Trapenard, et qui suscite les ricanements d’Aphatie sur le plateau du Grand Journal, est donc une autre foule. Pas celle de Mélenchon. Dès le lendemain, Mélenchon et les mélenchoniens sautent sur cette erreur providentielle de Canal + qui a confondu les deux manifs. Ils demandent la saisine du CSA. Un partout, balle au centre.
Mais il leur a fallu quelques heures pour réagir. Lui-même présent sur le plateau du Grand Journal ne s’est pas aperçu sur le moment de l’erreur de Canal +. Même s’il fanfaronne comme d’habitude («Mélenchon, il sort pas de l’œuf») il ne voit même pas le bout de la colonne du génie de la Bastille qui lui mettrait la puce à l’oreille (car sa manif n’y est pas déroulée), il semble vaincu par la démonstration fausse de Canal +, tout empatouillé qu’il est dans ces histoires de comptage, peut-être est-il fatigué de se débattre dans cette spirale dans laquelle il est englué, dans laquelle chacun de ses mouvements l’englue davantage, devenu à son tour comparse de de Caunes, clown accessoire du Grand Journal («Mélenchon il sort pas de l’œuf», répète tendrement de Caunes, amusé par la gouaille légendaire de l’invité), clown dénonciateur des injustices, des exploitations, terrassé par son paradoxe de clown dénonciateur de la clownerie majuscule, le terrible paradoxe de rendre digestible un discours radical dans la société du spectacle.
Mélenchon s’énerve, il ne sait plus où il est, il s’en prend au journaliste néerlandais qui a pris la photo de son balcon, il le traite de «planqué», de «glandu de première», de «péquenaud», il préfère s’en prendre à lui qu’à ses nouveaux copains de clownerie de Caunes et Trapenard, il se trompe de cible, c’est incroyable qu’une telle intelligence se trompe de cibles avec une telle constance, se refuse avec une telle obstination à apprendre à diriger sa colère, fonce dans les pièges, tête baissée, et en souriant, parce qu’on lui a répété qu’il fallait sourire à de Caunes, et ce conseil-là il l’a entendu, conseil pas plus stupide que les autres, mais incohérent.
Pendant ce temps, ce dont on ne parle plus, c’est la scandaleuse hausse de la TVA qui va frapper les pauvres, ceux qui ne peuvent pas protester, ne sont même pas venus à la manif de Mélenchon parce qu’ils n’en ont pas l’idée, parce que c’est Paris, parce que c’est loin, parce que même Mélenchon quand il passe à la télé, ce n’est plus pour parler de la TVA, c’est pour répondre à Trapenard et à Aphatie qui lui balancent des fausses images, c’est pour jouer avec eux, jouer à un jeu cruel et incompréhensible, jeu mortel où il a tout à perdre et si peu à gagner, mais jouer avec eux, vivre avec eux, les retrouver matin, midi et soir, de micro en micro, accepter ce destin d’être le repoussoir fétiche du pays enchanté, leur doudou râleur, un peu rugueux, mais qui se laisse tout de même caresser à la fin, et reviendra demain.
Qu’il puisse placer à égalité sa colère contre les hausses de TVA et celle contre le journaliste néerlandais, qu’il puisse perdre de vue, lui Mélenchon, le scandale silencieux de la hausse de la TVA, celui qui ne fera jamais rire de Caunes, voilà qui est incompréhensible, inquiétant, terrifiant. En même temps, on comprend bien. Il aurait tant aimé qu’ils soient 100 000 derrière lui, Mélenchon, pour dénoncer les hausses de TVA. Mais ils n’étaient pas 100 000, même s’ils étaient bien plus que les 7 000 de Valls. Et il ne comprend pas, Mélenchon, pourquoi ils ne sont pas 100 000. Et sans doute ce semi-échec le terrifie, et il se retourne contre le journaliste néerlandais qui a touché ce nerf-là, celui de l’échec d’une mobilisation qui aurait dû emporter la république.
Pendant trois jours, c’est le sujet unique du buzz. Qui a bidouillé le plus, entre Mélenchon - TF1, et Canal + - i-Télé ? Et toutes ces précieuses minutes d’antenne ne sont pas consacrées au motif de la manif : la hausse piteuse de la TVA, malgré toutes promesses antérieures des socialistes. Mais où est le plus dommageable biais de l’information ? Dans les bidouilles par les uns et par les autres des chiffres de manifestants, ou dans le fait que ces bidouilles-là volent du temps d’antenne aux bidouilles par le gouvernement du taux de TVA ?
Daniel SCHNEIDERMANN

mercredi 11 décembre 2013

Le mélenchon , le repoussoir...



Jean-Luc Mélenchon, notre grand poète national
Jean-Luc Mélenchon est né à 60 ans. Auparavant, il n’avait été qu’un second couteau au sein du Parti socialiste, talentueux et insatisfait. Toujours mêlé aux tentatives pour fortifier l’aile gauche du PS, toujours déçu, il avait été bizarrement le benjamin du Sénat, un lieu où il détonait sans franchir les bornes, puis ministre modeste et loyal du gouvernement Jospin.
Sa véritable vocation, il l’avait découverte aux meetings des partisans du non au référendum européen de 2005. Là, aux côtés de Marie-George Buffet ou Olivier Besancenot, il était au départ le moins connu mais il était vite devenu le plus applaudi. Son éloquence torrentielle, sa verve insolente, ses dénonciations furibondes enchantaient le public. L’ex-trotskiste, l’éternel militant, l’homme politique impatient d’un destin avait compris que son avenir était là, en figure de proue de la gauche anticapitaliste. Départ du PS, fondation du Parti de gauche, conquête de l’investiture communiste et soudain, avec la campagne présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon est enfin devenu Jean-Luc Mélenchon, le premier tribun de France, l’imprécateur à la mode, le procureur enfiévré de l’infâme société française, le polémiste le plus saignant. La France retrouvait l’un de ses archétypes politiques les plus populaires : le grand poète national en colère.
Ce n’est pas un hasard si Jean-Luc Mélenchon aime lire quelques paragraphes bien choisis de Victor Hugo pour clore ses meetings. La France a toujours mêlé la politique, l’histoire et la littérature. Le candidat du Front de gauche, cultivé, irascible et bretteur, trouve là la source naturelle de son inspiration. En 1848, l’homme le plus populaire de l’Hexagone s’appelait Lamartine.
Sous le Second Empire et durant les commencements de la IIIe République, la figure de Victor Hugo resplendissait. L’écrivain, le poète régnait sur le débat public. Par ses livres, par ses vers, par ses exils, par ses discours, par ses interventions parlementaires, Victor Hugo surplombait la scène culturelle et politique, accessible et démesuré, farouche et emporté, incomparable procureur, propagandiste flamboyant, généreux et injuste, visionnaire et rêveur. C’est dans ses pas, c’est à sa suite que s’inscrit Jean-Luc Mélenchon.
On peut évidemment en faire deux lectures. Il y a le candidat, rugissant de tribune en tribune, tempêtant de studio en studio, avec son tempérament dévastateur, ses emportements incessants, ses trouvailles cocasses et ses injures déplaisantes. Il n’a d’indulgence pour personne hormis pour lui-même. Il traite François Hollande de «capitaine de pédalo» (la vanne la plus méchante de la campagne, tous candidats réunis), Marine Le Pen de «semi-démente», les journalistes femmes qui ont le malheur de lui déplaire de «perruches», les journalistes hommes qui le contrarient de «laquais». En revanche, il s’offusque d’être attaqué à son tour et se transforme aussitôt en grand persécuté. Tel quel, il marque des points, avance dans les sondages, frappe l’opinion. A la Bastille, il a raté son discours mais il a attiré la foule la plus gigantesque que l’on ait vue depuis les manifestations célèbres des grandes grèves de 1995.
Il y a bien, dans cette campagne, un phénomène Mélenchon. Si ses scores actuels se confirment, il pèsera lourd sur le second tour, contraignant peut-être François Hollande à se radicaliser - c’est l’espérance de la droite - entraînant néanmoins ses électeurs derrière le candidat socialiste, effarouchant en revanche les bataillons centristes. Il aura compté.
Il aura surtout ressuscité la part du rêve. Dans cette campagne, il y a les protagonistes du possible (François Hollande, François Bayrou, Nicolas Sarkozy), il y a les porteurs de cauchemars (Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan) et il y a notre grand poète national, l’homme qui incarne l’utopie, qui agite les chimères, qui prophétise un autre monde où régnerait la justice, où trônerait l’égalité, où s’épanouirait la vertu.
Ce serait la revanche des Misérables, le triomphe des Châtiments, une authentique république socialiste, un gouvernement en cravate rouge. Les marchés seraient domestiqués, le capitalisme serait éradiqué, les grandes entreprises seraient réquisitionnées. Comme au XIXe siècle, la France s’enflammerait, l’Europe flamberait. Nos voisins se convertiraient, on réaliserait les Etats unis d’Europe du père Hugo, on réussirait la VIe République. Ce serait l’heure des comptes et le carillon du changement. On pourrait de nouveau inventer, imaginer, espérer, mobiliser. Ce serait la revanche du romantisme incandescent sur les contraintes et les épreuves des alternances prosaïques. C’est le livret de l’opéra mélenchonien. S’il n’était pas joué, à défaut, alors il faudrait que Jean-Luc Mélenchon se contente, faible exutoire, du ministère des masses.
ALAIN DUHAMEL

mercredi 23 octobre 2013

Virer la vieille classe politique dioise...



Va… quand même aller voter…aux élections municipales
Le moonwalk, est le pas de danse popularisé par Michael Jackson, où le danseur paraît avancer mais en fait recule. Difficile à exécuter (essayez et vous verrez). Il semble que presque tous nos partis politiques s’y frottent dans la perspective des élections municipales du printemps prochain. Il est même possible de ressentir que beaucoup verraient d’un bon œil le report de cette échéance, tant l’électorat regimbe.
Revue de détail.
Grande inquiétude au Parti Socialiste (inexistant sur Die, même avec la présence de Ghislaine Ribard, Mme Bizouard ayant déserté cette chapelle ), qui prend baffe sur baffe lors des élections partielles qui ont suivi la victoire de 2012. Hantise (récurrente on le verra) de la montée des résultats du Front National. Crainte des effets des désillusions créées par la politique du gouvernement : certes, François Hollande n’avait pas promis grand-chose, mais tout de même. La tentation de ses électeurs de rester au chaud en mars est grande.
Inquiétude partagée par les écologistes d’EELV, déçus eux aussi                (Transition énergétique, fiscalité écologique, fermeture de Centrales atomiques, etc…) sujets à des tourments internes dont le départ de Noël Mamère est l’expression la plus médiatisée, tandis que les élus Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé apparaissent pour ce qu’ils sont : des personnes de convictions malmenées par les socialistes...et encore non virées comme Mme Delphine Batho.
Tourments aussi au Front de Gauche, où les invectives de Jean-Luc Mélenchon l’enferment dans une posture protestataire, violente et catastrophiste, ses propositions de solutions exaspérantes étant passées à l’as par le tamis médiatique. Qui plus est, son féroce mais roboratif sens de l’humour dans la formule s’est fait plus discret. Reste la formule. Mais les tourments du Front de Gauche ne se résument évidemment pas au positionnement de Mélenchon : l’attelage Parti Communiste - Parti de Gauche bat de l’aile, le premier cherchant dans des alliances à géométrie variable à sauver le plus possible de ses élus, le second, qui a peu, insistant sur l’incompatibilité d’alliances avec le Parti Socialiste. Moyennant quoi il est probable que le PCF (Mr Leewenberg) continuera de se faire raboter par le PS, comme se font raboter depuis 1981 tous les alliés du PS (le reliquat stalinien de Die devrait cette fois trépassé) . Le Parti de Gauche risque de se laisser enfermer dans une posture jusqu’auboutiste et contestatrice sans projet. L’attelage opportuniste se reconstituera probablement pour les élections européennes de mai, bien obligé, mais il demeure que le Front de gauche de Mme Morel-Darleux qui se veut plus écolo que les écolos, en tant qu’alternative crédible au « solférinisme » n’existe plus. Même si elle s’évertue de piquer des idées écologistes depuis deux ans de Gorz à Kempf.
Dans le contexte des élections municipales, les partis d’extrême gauche ont toujours eu un rôle plus que marginal. Tout indique que la tradition sera respectée.
A droite, le moral n’est guère meilleur. A l’UMP (de Georges Berginiat), le ballet des chefs devient étourdissant (au sens de fatigant) et devient quadrille, Copé, Fillon, Juppé, Sarkozy, voire de plus menues boutiques. Le Front National peuple les cauchemars des ex-gaullistes : compatible (avec Mr Sanchez) ? Pas compatible ? Si compatible, l’électeur va préférer l’original à la copie. Si pas compatible, risques de seconds tours en triangulaires assassines. Le tout accompagné d’un néant propositionnel qui ferait passer la rue de Solférino pour fontaine à idées.
« Le centre n’est pas le milieu… »
L’UDI péniblement accouchée (à domicile ?) autour de Jean-Louis Borloo tente de ressusciter un centre droit, au visage plus aimable qu’une UMP à droite toute. Et tente de se pacser avec le MoDem de François Bayrou (et à Die de Mr Trémolet), dont on sait qu’il se veut au milieu, comme disaient les Guignols de l’info, ni de droite, ni de gauche. C’est-à-dire de droite, toute, sauf exception locale ? Dans une élection locale, la famille « centriste » a toujours eu l’ambition de préserver les sièges de ses élus, tentant juste, au gré des vents, de grappiller des places supplémentaires… Il en sera de même cette fois-ci, avec l’amusant quoique marginal, amusant parce que marginal exercice de grand écart entre ses élus alliés ici avec des majorités socialistes (Dijon, Lille, Lyon…), là avec l’UMP de Droite.
Reste le Front National. Pas de moonwalk pour lui, qui a un faible historique pour le genre musique militaire, et qui risque d’être le principal bénéficiaire de la morosité et du fatalisme populaire.
Il faudra aller voter. Pour la gauche aérée, nouvelle et progressiste au sens large au second tour. (Une gauche mortifère, clanique et sectaire qui nous gave depuis 20 ans à Die avec ses alliances PS-PCF-POI est morte en perdant Die les dernières municipales).  Pour la gauche écologiste et ses associés (associations, syndicats, familles, etc…)  au premier, là où elle sera présente, tout reste à inventer. Mr Jouve saura il  faire la synthèse ? Sans l’enthousiasme que donnerait la perspective de lendemains plus chantants. Mais au nom de la raison, pour éviter le pire.
cahateauravel@gmail.com
pour « les Indignés du Diois »

dimanche 13 octobre 2013

Gagner à Gauche les élections municipales...sans les staliniens.



Appel aux citoyens et citoyennes pour les élections municipales de mars 2014. Les 23 et 30 mars prochains, les élections municipales auront lieu dans toute la France. Dans chaque commune, vous serez appelés à élire vos conseillères et conseillers municipaux, vos maires, pour six ans, ainsi que les élu-e-s dans les intercommunalités. Voter est un droit ! Pouvoir l’exercer implique d’être inscrit sur les listes électorales d’ici le 31 décembre 2013.
Nous savons que ces élections vous paraissent encore lointaines par rapport aux préoccupations qui vous assaillent chaque jour. Nous vous lançons un appel : de la plus petite à la plus grande commune, ces élections auront une très grande importance sur votre vie et votre ville. C’est à vous, à nous, toutes et tous ensemble, dans chacune de nos communes d’en décider.
Nous avons besoin que ça change pour mieux vivre ensemble.
Car aujourd’hui, la vie est devenue de plus en plus difficile, il y a trop d’injustices. Ce n’est pas une fatalité, l’argent existe mais il est accaparé par quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Combattre, cela nécessite de s’attaquer à la finance. Le président élu pour « changer maintenant » ne le fait pas ou peu et poursuit avec son gouvernement les politiques d’austérité et de dérégulation. Nous les comdamnons et engageons des alternatives pour aller chercher l’argent là où il est : dans les banques, le monde de la finance, pour une alternative de transformation sociale et pour une nouvelle politique.
Dès le mois de mars, avec les municipales, nous pouvons gagner des changements dans les territoires par plus de droits et de pouvoir aux citoyennes et citoyens. Il faut, dans le plus de communes possible, encore plus d’élu-e-s qui, à vos côtés,et parmi vous, lutteront contre les inégalités et l’austérité. Des communes qui choisiront le partage, la solidarité, la démocratie, la fraternité et l’écologie humaniste.
Sans attendre, place à la justice sociale
Nous voulons des communes qui font le choix du développement des services publics efficaces et répondants aux besoins réels, pour l’emploi dans les filières environnementales, pour l’école, la santé et "un nouveau projet de santé territoriale", les transports férrés , publics, alternatifs, doux et actifs, la culture et le monde associatif, le sport, l’eau, l’énergie, l’agriculture...un tourisme diffus, doux et éducatif...
Avec des tarifs justes et accessibles pour tous, "jusqu’au paiement autre que par l’argent"  quand c’est possible ; Des communes qui veulent l’égalité pour les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains ; qui construisent une ville pour toutes et tous, garante de la sécurité des personnes, avec des logements sociaux et des programmes d’accession sociale à la propriété, des loyers et des prix de l’immobilier encadrés pour lutter contre la spéculation ; qui ont à cœur un développement économique diversifié, durable et tourné vers le renouveau écologique industriel ; qui se battent pour une fiscalité juste, taxant les grandes fortunes, aident leurs concitoyennes et concitoyens en difficulté et fixent des impôts locaux plus équitables ; qui compensent les suppressions d’emplois dans les filières obsolète par une vrai dynamique des filières écologique  Des communes refusent les expulsions locatives, les coupures d’eau, de gaz et d’électricité, et toute atteinte à la dignité humaine.
Sans attendre, place à l’innovation et à la solidarité !
Engageons de nouvelles solidarités concrètes ! Nous voulons des communes qui soutiennent toutes les formes d’entraide, les nouveaux modes d’échange et de consommation, les activités associatives dans leur diversité, les nouvelles pratiques culturelles, les projets individuels ou collectifs pour mieux vivre ensemble ou pour travailler autrement.
Sans attendre, place à l’égalité et la parité !
Nous voulons des communes qui ont de l’ambition pour tous les territoires, tous les quartiers de leurs communes, dont les projets de développement concernent toutes les habitantes et habitants, de toutes conditions et particulièrement les jeunes, qui parient sur l’innovation, qui s’attachent à ce que tous, dans la mixité sociale et la diversité, vivent bien ensemble ; qui n’abandonnent personne, ni les créateurs d’entreprises, ni les jeunes livrés au chômage et à la précarité, ni les retraité-e-s aux maigres pensions, ni les personnes âgées dépendantes; qui refusent toutes les discriminations, combattent les violences faites aux femmes et agissent pour l’égalité, ne renoncent pas à obtenir le droit de vote pour les étrangers.
Sans attendre, place à plus de démocratie
Nous voulons des communes qui choisissent de construire leurs projets avec les citoyennes et les citoyens, qui les écoutent, les consultent, les associent, leur donnent les moyens d’agir et de contrôler ; des communes qui font entendre et respecter la parole, les besoins de leurs habitant-e-s, qui font le choix de la coopération et qui se battent contre le recul démocratique que représente le projet de loi sur les métropoles, contre la mise en concurrence des territoires.
Dans chaque commune, comme Die nous nous opposerons avec détermination à la droite qui ne rêve que de revanche et de régressions sociales.
Partout, vous et nous ferrons barrage à l’extrême droite qui ne cherche qu’à diviser et à opposer les Françaises et les Français entre eux, à stigmatiser et exclure les immigré-e-s ou les Roms pour faire oublier les vrais responsables de la crise et laisser l’argent gangrener la société.
L’heure est donc au choix entre une aggravation de la situation et des améliorations immédiates et concrètes. Nous appelons toutes les femmes et les hommes, et tout particulièrement les jeunes, disponibles à se rassembler pour construire ensemble les choix, les programmes et les listes susceptibles de les porter avec des candidat-e-s écologistes qui, s’ils sont élus, deviendront des relais des expérimentations sociales et des résistances créatrices, face aux atermoiements du gouvernement. Ce qu’il faut, c’est élire des femmes et des hommes intègres, au service de l’intérêt général comme le sont, vous le savez, les  maires écologistes (aucun n’est en prison, ni n’a détourné un centimes)  et les milliers d’élus municipaux que compte notre pays. Nous appelons toutes les femmes et hommes de progrès, les jeunes, tous les militant-e-s associatifs, syndicaux, tous les citoyen-ne-s à s’engager avec nous et à construire des listes de large rassemblement. Dans tout le pays, les écologistes, dont vous connaissez l’attachement à l’action municipale, l’engagement, l’expérience sur le terrain, se lancent dès aujourd’hui dans ce travail de rassemblement. Avec vous, larguant les partis à leurs querelles historiques et abscondes, avec toute la gauche, sur des programmes de progrès social audacieux et de transition écologique de l’économie, nous entendons construire les listes de rassemblement les plus larges possibles dès le 1er tour de ces élections.
Mobilisons-nous pour qu’elles soient victorieuses dans le plus grand nombre de communes afin d’influer sur les Inter-communautés ensuite. Si ce n’est pas le cas, le second tour appellera l’impératif de rassembler contre la droite et l’extrême droite pour une gauche ouverte, respectueuse et généreuse. Pas question de les laisser détruire demain les solidarités dans nos communes !
Ce que le gouvernement ne veut pas faire, une vraie politique de gauche, nous, nous voulons le réussir avec vous.
Les élections municipales seront une étape majeure pour cela. À vos côtés, dans la durée, les écologistes, les alternatifs, le monde associatif et syndical s’engagent dans cette bataille, unis et déterminés, animés partout, quelle que soit la diversité des situations locales, de la même passion de rassembler et d’œuvrer pour "bien vivre"ensemble à Die et dans le Diois.
Les Indignés du Diois (LUCIDE) : chateauravel@gmail.com
Diois Libertaire.
Les 99%.
Les écologistes diois « non encartés ».
Les Communistes Libertaires.
Droits Paysans.
Land and Freedom.
Association de préservation des terres agricoles du Diois.
Die et Z'Elles ( Osons le féminisme).